80416
updated: 03/23/2021
La Manufacture Studios
4 impasse Jules Ferry
15000 Aurillac
France
Contact the commission

Commission du Film Auvergne

| +33 (0)4 73 14 73 14

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4 impasse Jules Ferry
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Credits: LBPhotos
Caption: Studio Clifford Fears
Credits: Tiechen
Caption: Studio Walter Nicks
Credits: Tiechen
Caption: Parc Leds HF
Credits: Tiechen
Caption: studio Walter Nicks
Location type
Environment
Countryside,
Mountain,
Park or garden,
City
General presentation

ERP R et L avec SSIAP, EPI ESI
L'incubateur chorégraphique (Cursus Métiers de la Danse, Résidences de création, Saison chorégraphique et spectacles, Ateliers amateurs) développe ses activités dans une ancienne manufacture de parapluies construite en 1898 dans le centre historique et culturel d'Aurillac, au coeur du Massif Central.

Éclairé par de larges verrières donnant sur un jardin arboré, le lieu conserve de son activité passée une belle architecture industrielle du XIXème siècle et le nom de "La Manufacture".

Réhabilité en 1992 pour l'expression artistique, entièrement restructuré en 2008 en mettant en œuvre des technologies innovatrices, écologiques et architecturales faisant appel au bois et à la lumière (leds), étendu en 2009, cet espace de plus de 1.300 m² est dédié à la danse, au mouvement et à l'image. Sa reconstruction intérieure conçue par l'architecture Simon Teyssou a reçu le prix Auvergne Architecture Bois 2010.

L'ensemble est en harmonie avec le contexte naturel et serein des paysages du Cantal. Avec ses matériaux bruts, la spécificité de chacun de ses volumes, les jeux de matières et de lumières qui se répondent en complémentarité ou contraste, il est le reflet de la pédagogie de Vendetta Mathea, basée sur l'ouverture et les fondements de la danse et de la personne.

Le bâtiment est conforme aux prescriptions de la loi du 10 juillet 1989, du décret du 27 février 1992 et des textes subséquents ainsi qu'aux dispositions relatives aux établissements recevant du public.

Location Condition Type
Perfect condition
Location History
La légende du parapluie à Aurillac

La légende veut que la Jordanne, rivière qui traverse notre ville millénaire, charrie des paillettes d'or. Cet or était échangé sur place contre du cuivre que rapportaient d'Espagne les pèlerins du nord de l'Europe revenant de St Jacques de Compostelle. Ainsi naquit dès le Moyen Age à Aurillac une tradition de batteurs de cuivre. A partir de ce cuivre, les artisans locaux réalisaient les pièces métalliques telles que le coulant, la noix, les aiguillettes, entrant dans la fabrication du parapluie. De leur côté, les éleveurs cantaliens qui allaient en Espagne vendre leur bétail, ramenaient de la toile de coton à partir de laquelle furent faites les premières couvertures. Tout était donc réuni pour faire d'Aurillac le berceau du parapluie.

Tout a commencé avec Alexandre Périer issu du pays de Marmanhac. Alexandre part sur les routes dès l'âge de 15 ans. Colporteur, marchand, rétameur, il devient ambulant de parapluies grâce à son cousin des Deux-Sèvres. De retour dans le Cantal en 1844, après avoir épousé Elisa Combadière de Saint Simon, il met à profit son idée de fabriquer des parapluies en terre aurillacoise. Il crée son atelier place de l'Hôtel de Ville avant de s'associer à Durand Lafon.

Dès 1862 l'entreprise emploie 130 ouvriers et 90 travailleurs à domicile. En 1877 il change d'adresse et s'installe derrière le Palais de Justice. En 1884 son associé le quitte et il crée une nouvelle société dénommée "Alexandre Perier et compagnie".

1898 : la construction de la fabrique de parapluies

Une quinzaine d'année après avoir créé son entreprise et pour assurer son développement, Durand Lafon et son épouse Thérèse Bois construisent en 1898 les deux bâtiments de La Manufacture qui vont devenir un des fleurons de l'industrie aurillacoise du début du siècle. Les bâtiments sont implantés au fond du jardin de la fabrique installée au 49 de l'avenue de la république en face de l'immeuble bourgeois donnant sur l'avenue dont ils sont également propriétaires.

L'architecture extérieure est caractéristique des constructions industrielles de la fin du XIXème siècle. Les matériaux utilisés pour la structure sont des poteaux en pierres volcaniques taillées pour la façade nord entre lesquels se trouvent les verrières, des encadrements de baies au premier étage de la façade nord et des façades sud et ouest alternant la brique pleine en terre cuite et la pierre volcanique taillée, des poteaux intérieurs en fonte supportant la structure, des planchers composites en acier de section en "I" et solivage bois, des tirants en acier consolidant la charpente à fermes en bois et une verrière en fer à T et simple vitrage.



Quelques messages gravés à la main sur les murs de la fabrique témoignent de la rudesse des conditions de travail. Avec autant d'espaces vitrés, il y faisait trés froid. Pourtant les concepteurs avaient installé un impressionnant système de chauffage à air pulsé découvert lors du chantier de reconstruction intérieure en 2007 et 2008. Chauffé dans des conduits en fonte de larges diamètres au coeur d'un four alimenté au charbon, l'air circulait dans des conduits carrés fait de briques et de platres, desservant tout le bâtiment sous le parquet. Un canal traversant le bâtiment principal de part en part dans le sous-sol assurait l'alimentation en eau. L'âge d'or du parapluie et les premiers mouvements sociaux

A l'époque de la construction de la fabrique, Aurillac est leader dans la fabrication des parapluies. La ville compte plusieurs fabriques qui représentaient l'essentiel de la fabrication française. Dans un périmètre d'une centaine de mètres, quatre fabriques étaient installées. Il n'en reste que deux aujourd'hui : celle qui est devenue La Manufacture et un autre bâtiment transformé en logements.



Au début du XXème siècle, une soixantaine de personnes travaillent sur le site. L'accès se fait par l'avenue de la république au travers du jardin arboré situé à l'ouest des bâtiments. Le côté est où se situe les entrées actuelles des 2 et 4 impasse Jules Ferry sont en plein champ.

Le "pépin" vit son âge d'or et en 1900 le Cantal présente ses parapluies à l'Exposition universelle de Paris. Cette réussite s'accompagne de l'éveil de la conscience ouvrière pour les femmes qui travaillent à domicile pour un salaire de misère. La première grève en 1905 est un échec. Il faudra attendre 1914 pour qu'une importante grève permette d'aboutir à un accord.
En 1928, Aurillac comptait 250 ouvriers, 500 ouvrières à domicile pour une fabrication de 1.500.000 parapluies.
Plus d'infos sur l'Histoire du Parapluie à Aurillac

Des parapluies à la bonneterie puis à la danse

Prenant la succession de son père, l'affaire est dirigée par Louis Lafon jusqu'en 1922, année à laquelle il s'associe avec Conord et Toresse. Au décès de Louis Lafon le 6 mars 1930, Conord et Toresse poursuivent l'exploitation jusqu'à la reprise de l'entreprise par Maynard en 1935. Associé à Sauvagnat en 1938, Maynard quitte la fabrique pour s'installer 13 rue des Forgerons.

Plusieurs industriels Aurillacois se sont ainsi succéder dans les bâtiments construits par Durand Lafon jusqu'à la libération. Après la seconde guerre mondiale et jusqu'en 1989, le grand bâtiment est utilisé comme entrepôt et magasin de gros pour la vente en gros et au détail d'articles de bonneterie par la famille Lacalmontie. Les bâtiments resteront fermés à l'état de friches. C'est le sort réservé à cet ancien quartier industriel, pourtant très proche du centre ville, qui est laissé à l'abandon.

Au début de l'année 1992, Vendetta Mathea, à la recherche d'un espace, foule pour la première fois le vieux parquet en chêne du bâtiment. Quelques instants suffiront pour percevoir les énergies lui donneront la force de conviction. Elle réunira autour d'elle une petite dizaine de mécènes qui lui permettront d'amorcer la métamorphose de cette ancienne fabrique de parapluies et d'ombrelles en fabrique de danseurs.

Spencer Tunick fait le lien entre les corps et les parapluies

A l'occasion de la 25ème édition du Festival Aurillac 2010, en hommage à René Magritte, le célèbre artiste et photographe Spencer Tunick, New-Yorkais comme Vendetta Mathea, a offert une magnifique installation, instants uniques, osmose parfaite entre des centaines de corps dénudés et autant de symboliques parapluies noirs sur tapis de verdure et fond d'Aurillac au levée du soleil.

Spencer Tunick fait ainsi le lien entre corps et parapluies ; d'une certaine manière aussi entre La Manufacture et Le Parapluie (fabrique de théâtre), mettant en lumière l'évidence d'une synergie territoriale.



Prix Auvergne Architecture Bois 2010
Prix Valeurs d'Exemples 2011
Construction period
XIXth Century
Dominant style
Traditionnal regional architecture,
Contemporary,
Modern
Specific styles
Covered - Indoor,
Open
Remarkable architectural elements
Stairs,
Circulation space,
Pediment,
Gallery (architecture),
Mezzanines,
Bull's eye,
Binding beam,
Stage,
Basement,
Glass canopy
Materials
Coffered Ceiling,
Wood - Shingle,
Wooden floor,
Brick (pink or red),
Building front : Metal - Steel - Iron - Aluminum - Zinc - Sheet metal,
Building front : Freestone - Limestone - Chalk,
Building front : Glass - Stained-glass,
Interior walls : Glass - Stained-glass,
Freestone - Limestone - Chalk,
Interior ceiling : Exposed Beams,
interior floor : Wooden floor,
Building roof : Curved Tile